La révolution sociale combat pour la liberté d’informer !

Le blog de Valère : http://valere.over-blog.org

«La liberté de la presse ne s’use que quand on ne s’en sert pas» nous rappelle chaque semaine Le Canard Enchaîné. Mais, de plus en plus, le droit d’informer est remis en cause par des actions en justice à l’encontre d’auteurs qui réalisent pourtant des enquêtes remarquables. Tel est le cas de Christian Jacquiau qui a remué le monde de la grande distribution et du commerce équitable.

Quand on pense enquête journalistique et procédure judiciaire, on pense tout de suite à Denis Robert et l’affaire Clearstream. A noter que la Cour de cassation qui a annulé les trois condamnations à son encontre pour diffamation estime « que la liberté journalistique comprend, lorsque est en cause un débat public d’intérêt général, le recours possible à une certaine dose d’exagération, voire de provocation dans le débat. » Si Denis Robert vient, après des années de procédure, de remporter la partie (cf communiqué du SNJ), d’autres journalistes sont empêtrés dans les méandres de la justice.

Tel est le cas de Christian Jacquiau qui a signé deux enquêtes remarquables sans aucune exagération : « Les coulisses de la grande distribution » et « Les coulisses du commerce équitable ». Tout remonte en juin 2008 quand le magazine L’Echo des Savanes publie un article intitulé :«Commerce équitable : un attrapebobo ?». Christian Jacquiau avait été interviewé par l’auteur de l’article, Daniel Audion, qui se révèlera être un faux journaliste. L’individu se dit même «imposteur professionnel». Dans son papier, il lui fait dire : « Max Havelaar fait travailler des quasi esclaves». Des propos que Christian Jacquiau n’a jamais tenus mais qui vont lui valoir une condamnation pour diffamation suite à une plainte de l’association Max-Havelaar.

Pour rétablir la vérité, Christian Jacquiau fait aujourd’hui appel de sa condamnation mais Max-Havelaar lui demande maintenant 100 000 € de dommages et intérêts, des publications et des frais de justice (notamment les frais engagés lors de la première instance et de l’appel). Au total, ce sont 150 000 € qu’il devrait débourser !

La liberté d’informer est régulièrement mise à mal par ce type de procédures à l’encontre de journalistes dits indépendants et donc souvent isolés. Pour mener le combat, il faut déjà informer sur le sujet ! C’est ce que je ferai le samedi 12 mars à Lyon avec Christian Jacquiau sur le thème : « Combat pour la liberté d’informer ! » (cf info’ ci-dessous).

Pour soutenir Christian Jacquiau :

– signez la pétition sur le site du comité de soutien

– informez-vous de l’affaire sur son blog

Débat sur « Un combat pour la liberté d’informer ! », le samedi 12 mars 2011 à 16h, salle jaune :

Primevère, salon-rencontres de l’alter-écologie (11, 12, 13 mars à Eurexpo Lyon/Chassieu).

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A propos Nicolas Séné

Nicolas Séné, journaliste indépendant spécialisé dans les questions sociales, a recueilli une foule de témoignages. Il démontre, exemples vécus à l’appui, comment les cadres des SSII sombrent d’année en année dans un marasme professionnel, moral et personnel de plus en plus profond. Un malaise nouveau, typique du capitalisme actuel, dont personne ne semble avoir encore pris la mesure.
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