Les salariés de Capgemini et Sogeti engagent le bras de fer sur les salaires

Après Toulouse, Montpellier semble devenir une nouvelle place forte de la mobilisation des salariés de SSII

Les salaires est l’enjeu principal dans les derniers mouvements qu’ont connu les SSII. La multinationale Capgemini est aujourd’hui confronté à ses salariés de Montpellier qui se sont regroupés ce matin devant l’agence de Pérols. Les organisations syndicales les invitent à les rejoindre ensuite pour un grand pique-nique revendicatif.

Alors que Paul Hermelin, directeur général du groupe, et Serge Kampf se sont goinfrés de, respectivement, plus de deux millions d’euros et 960 000€ (sans compter ce que leur ont rapporté leurs actions), les salariés de Montpellier aimeraient bien avoir une part du gâteau.

« Certains salariés de Sogeti ne touchent que 1 100 euros nets par mois ! », s’indigne Corinne Benacquista, délégué CGT Capgemini. Certes, ce ne sont pas des ingénieurs mais des techniciens supérieurs… payés au Smic ! « En fait, poursuit Corinne, certains qui sont allés en mission à Paris ont découvert les salaires touchés par nos collègues. Des jeunes à Paris touchent beaucoup plus qu’un salarié avec vingt ans d’expérience à Montpellier ! »

Par le bais de leur intersyndicale, les 240 salariés montpelliérains demandent donc « un accord national pérenne d’augmentation collective » avec 200€ d’augmentation de salaire mensuelle rétroactif au 1er janvier 2011. Ils ont même lancé une pétition signé par 65% des effectifs.

C’est un début. « On aimerait maintenant qu’il y ait un mouvement national, explique Corinne. Nos négociations annuelles sont à l’automne, nous espérons donc faire monter graduellement la mobilisation. » Hermelin et Kampf vont bien être obligés de partager le gâteau.

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A propos Nicolas Séné

Nicolas Séné, journaliste indépendant spécialisé dans les questions sociales, a recueilli une foule de témoignages. Il démontre, exemples vécus à l’appui, comment les cadres des SSII sombrent d’année en année dans un marasme professionnel, moral et personnel de plus en plus profond. Un malaise nouveau, typique du capitalisme actuel, dont personne ne semble avoir encore pris la mesure.
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